Une petite histoire sainte…la mienne ! Un témoignage…
Voici:
« ° D’abord une citation de la catéchèse de SS. Paul II du mercredi 14 mai 2003:
» Jean-Paul II insiste sur la miséricorde offerte au pécheur en disant: « Bien que la justice exige qu’Israël soit puni pour ses fautes, Azarias sait que l’ultime parole de Dieu sera celle de la miséricorde et du pardon. La vie nouvelle accordée par Dieu exige cependant que le peuple se purifie et se convertisse, se détournant des chemins du mal pour chercher sans cesse la face du Père miséricordieux ».
À ce moment de ma démarche, voici que ce texte de J.P.II ramasse à merveille une trajectoire, la mienne.
Bien simplement, un homme de ma génération, un enfant des années 50; l’après-guerre, la musique, le plaisir, l’alcool, la libéralisation des mœurs, le cinéma, le matérialisme ambiant voisin des États-Unis, l’hédonisme qui vend son idéal de bonheur dans la formule consacrée; y-a pas de mal a se faire du bien, un milieu canadien-français catholique en perte de vitesse, un milieu ouvrier avec une pauvreté matérielle relative, spirituelle que cela implique. Un cancer social.
Enfant du rapport Parent, une brèche s’ouvrait devant moi, je décide de poursuivre mes études au CÉGEP puis à l’Université de Mtl. Je suis le premier dans la famille immédiate et élargie, parmi les amis, les miens et ceux de mes parents… Je suis le premier à vouloir m’instruire. Je voulais être diplomate. je m’inscris donc d’abord au CÉGEP St-Laurent, j’y suis accepté. C’est la première année du CÉGEP le corps professoral est laïc mais encore plusieurs Sainte-Croix y sont. J’avais décidé de m’inscrire en Sc. Humaines option Histoire. Un succès. Deux ans plus tard, je serai accepté à la Fac d’Histoire de l’U. de Mtl. Je ferai ce Bac ès Arts en trois ans. Un deuxième succès. Je m’inscrit à la suite en Anthropologie à l’Université de Mtl, je voulais faire de l’ethno-cinéma, je ferai une session en propédeutique à la maîtrise mais je laisse pour un certificat en enseignement secondaire et collégial . Finalement, pressé de gagner ma vie, j’accepte un travail, après une expérience décevante au secondaire dans une polyvalente en enseignement, à l’hôtel Mont-Royal, j’y serai 10 ans au service du personnel comme assistant et à la fin comme directeur du personnel ceci en gestion des ressources humaines. Suite à cette expérience très enrichissante avec la Compagnie internationale où j’apprendrai les relations de travail, la gestion, etc. Suite à quoi, avec une autre compagnie, je serai durant 10 ans au ressources humaines comme directeur adjoint. J’en passe. Je travaille fort ! Tout est trépidant…mais !
Je m’étais instruit pour sortir de la misère, pour connaître d’autres cieux, d’autres personnes que celles de mon milieu. Je savais qu’il fallait sortir, découvrir, voyager. J’étais allé en France, en Italie, en Grèce et en Angleterre chez un ami apprendre l’anglais. Mon plan avait réussit. Mais je n’étais pas heureux. Dans le luxe, plus que ce que la majorité des personnes pourront connaître dans la vie. La grande vie d’Hôtel, les suites Royales, les repas somptueux, le petit prestige…
Un grand vide continu de me questionner. Je suis seul. Une angoisse. J’essaierai de la faire taire avec 15 ans de sortie dans les discos, avec le style de vie qui l’accompagne. Juste de mon temps, vraiment rien d’extraordinaire, Un gars bien ordinaire. Un bon vivant. Le relations stables ce n’était pas pour moi. Pour moi j’étais libre. Je savais vraiment pas ce que c’est que la liberté.
Être en possession de soi. La maîtrise. Et suivre le Maître dans la Voie qu’il me propose… Je ne savais rien. J’avais suivi un cours de Bible, trois crédits au CÉGEP St-Laurent avec Marcel Lefebvre, s.j. J’étais donc un savant. Un peu perdu! Prétentieux, peut-être ?
À 35 ans. Je rencontre un gars. PA dans un bar un dimanche soir. J’étais seul et il m’a abordé et m’a demandé de qu’elle paroisse j’étais… Je n’avais pas entendu ce mot depuis l’âge de 16 ans lorsque j’ai demandé à papa si je pouvais me dispenser de la Messe. Sans le savoir, j’avais doucement apostasié. Toujours est-il que mon ami P.A. m’a fait découvrir d’abord la Musique dite baroque, à l’époque il abordait la viole de gambe. Je connaissais rien vraiment rien à part le 9ième de Bethov.et les canons de Pachelbels. Peut-être le 3ième concerto pour piano et orchestre de Rakmaninov. Et, il m’a parlé des Saints et Saintes qu’il connaissait et il avait une culture religieuse immense. Des jours et des jours et des jours à lire des vie de saints, à visiter des Églises, ré-apprendre mes prières que j’avais oubliées ou presque. Suite à son départ vers Québec quelques années plus tard, j’ai poursuivis ma pratique religieuse la semaine, les dimanches, à écouter, à lire la Bible avec les connaissances que j’avais. Je constate maintenant mon ignorance. Un abîme de profondeur, maintenant après 19 ans à Mess’Aje, je saisi que je connais peu.
J’ai appris un rudiment de spiritualité. JE POURSUIVAIS MA PRATIQUE en M’APPROCHANT DE L’EUCHARISTIE.
Un jour un prêtre de ma paroisse nous a dit, si vous voulez que l’Église continue impliquez vous. Je suis allé au CPP ( conseil de pastorale paroissial ) le soir même sans y être particulièrement invité. J’y suis resté 5 ans. Et Mess’Aje s’est pointé dans ma Vie afin que: » La vie nouvelle accordée par Dieu exige cependant que le peuple se purifie et se convertisse, se détournant des chemins du mal pour chercher sans cesse la Sainte-Face du Père miséricordieux ».
En quelques mots, je vous esquisse ici la trajectoire de ma petite Histoire Sainte bien personnelle. Seul dans ma famille à être interpellé aussi vivement par Lui. Seul parmi mes amis à être saisi par ce Dieu si patient avec Moi vraiment comme un père avec un enfant, un enfant. Je prie souvent Sainte-Thérèse de la Sainte-Face pour me guider vers Sa sainte Face resplendissante de Beauté et éprouvée par tant de souffrances, celle de me voir si hésitant à croire, hésitant à me jeter dans ses bras en rompant avec la brisure d’alliance, en arriver à » exécrer » tout ce qui peut m’éloigner de sa grâce. Celle de me savoir aimé totalement et à le rayonner aux autres. Alléluia Dieu soit loué et béni.°»
Claude